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21h00
Sur le plateau, l'ambiance bon enfant ne laisse pas présager une seconde
l'approche d'un direct. Tout le monde, ici, semble zen. Et le public est
accueilli comme un invité par l'extravagante Lydie. «les gens sont aussi
acteurs que les intervenants. Ils sont reçus comme de véritables people,
avec Champagne et petits fours !» s'enthousiasme-t-elle. Chevelure fauve,
tenue flamboyante et bonne humeur communicative, la jeune femme se dit
fière de participer à un tel programme. «J'en ai rêvé, France 3 l'a fait,
s'exclame-t-elle. Enfin un plateau où les réactions sont spontanées et les
applaudissements, naturels ! » Et c'est bien le point fort de ce magazine
: Nicolas Ferraro,le réalisateur, n'aime que les émissions non
conventionnelles. Celles qui bougent et qui sont vivantes. On pense à 93,
Faubourg Saint-Honoré, sur Paris Première, ou à Café Picouly, sur France 5
: «J'en avais assez du public qui a l'air complètement hébété. » Et de
regretter : « Si cela ne tenait qu'à moi, ça bougerait encore davantage. »

22h00
"Évitez à tout prix de passer devant les boîtiers noirs », précise au
public Eric, assistant réalisateur. Cette innovation est une idée de
Rachel Kahn, la directrice des divertissements de France 3, et permet de
projeter les noms des invités sur les dossiers des canapés. Finalement,
entre les caméras, les webcam et les fameux boîtiers, la circulation
paraît périlleuse.
22h45
Des journalistes de la chaîne et des amis des intervenants présents échangent
leurs impressions. Ce soir-là, Patrick de Carolis, président de France
Télévisions, fera même une brève apparition. On doute fort, d'ailleurs,
que la présence de Renaud Donnedieu de Vabres soit une pure coïncidence !
Le ministre de la Culture et de la Communication, comme l'ensemble des
invités, se fait maquiller devant tout le monde. « C'est un peu gênant car
l'éclairage fausse la perception des couleurs », remarque Nathalie, entre
deux coups de blush.
23h00
Le Soir 3 de Marie Drucker s'accompagne d'une migration massive vers le
bar. Juste le temps de grignoter et de se faire offrir un verre par Loïc,
le barman. Paul, pianiste américain au français délicieusement
approximatif, est un habitué du Ritz et autres grands palaces. Il enchaîne
les morceaux. Certains soirs, il est relayé par un saxophoniste, dont la
mobilité permet un autre décor sonore. Autant dire que l'atmosphère
piano-bar est bien rendue ! Un peu trop : la cacophonie ambiante couvre
des débats souvent pertinents. Et le décalage ne s'arrête pas là : comment
apprécier sa coupe tout en absorbant un débat aussi peu léger que celui
sur le roman Les Bienveillantes, de Jonathan Litell ? C'est ça aussi le
direct. •
Marion Combecave
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